Si l’investissement global en immobilier d’entreprise, singulièrement sur le segment des bureaux, s’est nettement affaissé en 2022 en France, les grandes métropoles régionales ont affiché une vigueur inattendue qui jure avec la morosité ambiante. Décryptage.

Face au réaménagement des emplois du temps, devant la réorganisation des espaces de travail et confrontés à l’inflation, certains chefs d’entreprise ont apprécié l’opportunité de se délester de quelques mètres carrés onéreux. Et le segment des bureaux en souffre, en matière de demande placée comme du point de vue de l'investissement. 

À contre-courant d’une conjoncture économique désastreuse, le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise dresse un tableau honorable avec un volume de 27,8 milliards d’euros investis en 2022. Toutefois, la progression n’est pas linéaire et décèle une fracture durable depuis la période estivale.

Les éléments de langage s’uniformisent au gré des obstacles qui ne manquent pas de se dresser devant les acteurs de la promotion et de la construction qu’ils soient normatifs, conjoncturels ou structurels. Rénovation urbaine, reconstruire la ville sur la ville, rendre la densité positive, sont désormais les maîtres mots d’une industrie appelée à se réinventer. Mais dans quelles conditions ?

En pleine ascension, le foncier dédié au sport tend à capitaliser une part de marché importante dans l’immobilier commercial. Après une accalmie durant la crise sanitaire, cette typologie d’actifs est dans les starting-blocks et les dépenses qui en découlent sont estimées à une vingtaine de milliards d’euros, dont 60 % destinées à la vente d’articles sportswear.